Le Messager des descendants de Nicolas Perrot volume 2, no 3 – novembre 2008 1595, rue Piette, Joliette (Québec), J6E 3W3 Mot du président Pour souligner le 400e anniversaire de la présence française en Amérique, nous procédions, en septembre dernier, de concert avec la Ville de Bécancour, à une commémoratiion de lieux de mémoire communs. En effet, la Ville de Bécancour a décidé de désigner le centre communautaire de l’endroit, la « salle Nicolas Perrot » et nous avons dévoilé trois montres illustrant l’oeuvre de notre ancêtre parti de Darcey à Bourgogne pour s’établir à Bécancour où il décéda en 1717. Vous trouverez le texte de ces trois montres dans la présente édition du Messager. Au nom du conseil d’administration, vous me permettrez de remercier le maire, monsieur Maurice Richard et le conseil de la Ville de Bécancour qui ont répondu à notre demande et qui nous ont accueilli chaleureusement, le 21 septembre dernier. Je me dois ici de remercier les caisses populaires Desjardins de Kildare et Godefroy pour leur soutien financier. Un gros merci également à l’Association Québec-France et à sa régionale de la Mauricie qui ont contribué à faire de cet événement une réussite. Quant à la rencontre annuelle qui, par la suite, s’est déroulée à l’auberge Godefroy, elle fut marquée par deux moments des plus émouvants : les témoignages bien sentis de Nicolas et de Madeleine Raclos et l’interprétation de Metaminens par Manon Vincent accompagnée de Sylvie Boudreau. (suite à la page 2) de gauche à droite, debout: Michel Godefroy (André Clément Perreault), Perrine Picoté de Belêtre, épouse de Michel (Chantal Perreault), Claude Perreault, Thérèse Perrault-DeGuire, Maurice Richard, maire de Bécancour, et Margot Bolduc, vice-présidente de l’Association Québec-France; en avant-plan, Madeleine Raclos (Suzanne Marier) et Nicolas Perrot (Donald Racine) photo : Jean-Pierre Perreault Sommaire Mot du président page 1 Le mariage de Nicolas page 3 Un emblême héraldique page 5 Thérèse Perrault-DeGuire page 6 Les trois montres de la salle Nicolas-Perrot page 7 Portrait : Pierre Perreault page 10 Un peu de généalogie page 12 AVIS DE RECHERCHE Communiquez-nous vos anciennes photos de famille, anecdotes, portrait d’un descendant de Nicolas Perrot qui s’est illustré dans un secteur donné pour alimenter notre chronique PORTRAIT et une nouvelle chronique qui s’ajoutera éventuellement et intitulée PARMI NOUS Site web : www.nicolasperrot.org Courriel: claude.perreault43@videotron.ca 1 <--- page 2 ---> Mot du président (suite) Cette journée s’est terminée par la tenue de notre assemblée générale qui s’est déroulée promptement. Deux personnes quittent le conseil après plusieurs années de bénévolat : Nicole et Thérèse. Au nom du conseil d’administration, je les remercie. Vous nous manquerez… Puis l’assemblée générale a ratifié la nomination de madame Chantal Perreault au poste de vice-présidente (mandat de 2 ans) et de Yves Perreault au poste de secrétaire (mandat d’une année). Enfin 3 postes de conseillers furent laissés vacants. À la dernière réunion du conseil d’administration tenue à Joliette, le 25 octobre dernier, monsieur Jean-Marie Perreault de Victoriaville fut désigné administrateur au poste no 2 (mandat de 2 ans). Des démarches sont en cours pour combler les deux postes encore vacants. Quant à la prochaine rencontre des descendants de Nicolas Perrot, elle aura lieu, en 2009, à Saint-Ambroise-de-Kildare, dans la région de Lanaudière. Nous vous donnerons plus de détail sur cet événement dans notre prochaine édition du Messager. D’autre part, le conseil d’administration désire prévoir à l’avance, les facilités offertes à l’Association quant à l’organisation des rencontres annuelles. Les municipalités ou villes intéressées à accueillir éventuellement notre Association doivent faire parvenir au secrétariat une offre indiquant notamment : -Les salles disponibles (capacité, traiteurs, services offerts…) -Le nombre approximatif de descendants de Nicolas Perrot dans la municipalité et dans les alentours) -Les personnes dans le milieu qui peuvent aider à la préparation de l’événement. Claude Perreault Président <<< photo : salle Nicolas-Perrot, Bécancour - photo: Chantal Perreault >>> <<< photo : Nicolas et Madeleine - photo: Chantal Perreault >>> <<< photo : aménagement d'artéfacts - photo: Chantal Perreault >>> 2 <---- page 3 ----> LE MARIAGE DE NICOLAS André Clément Perreault L'original du contrat de mariage entre Nicolas et Madeleine n'a pas été trouvée. On connaît son existence grâce à une entrée au greffe du notaire Guillaume de LaRue de Champlain, et à une note retrouvée dans le fonds Verreau. Il s'agit d'une transcription partielle, que nous reproduisons ici . <<< image : note provenant du fonds Viger-Verreau >>> Notez l'erreur, "Davray", au lieu de Darcey, qui a confondu les chercheurs pendant plusieurs années, rendant difficile la tâche de retrouver la paroisse d'origine de Nicolas. Tout porte à croire que la cérémonie de mariage aurait eu lieu à Champlain. Cette seigneurie avait été concédée à Etienne Pézard (de) La Tousche, le 8 août, 1664. Et de fait, il aurait existé une chapelle en bois sur cette propriété depuis au moins le mois d'octobre 1665, et c'est sans doute là que Nicolas et Madeleine furent mariés. Mais aucun registre paroissial d'avant 1679 n'a survécu, et la construction d'une église en pierre n'aurait débuté que vers 1697. 3 <---- page 4 ----> Les présumés signataires Pézard était militaire de carrière et s'empressa d'ériger une palissade autour de sa demeure et de la chapelle, qui mesurait, en "pieds" français, 55 de long par 25 de large (approximativement 60 par 27 en pieds anglais). Le site était aussi connu sous le nom de Fort La Tousche, ou Fort La Tousche-Champlain. Aucune trace de cette palissade n’existe aujourd'hui, à cause de l’érosion progressive de la rive du Saint-Laurent, On croit que le site du fort serait submergé sous le fleuve à une distance d’environ 7 arpents (1/4 de mile), en suivant une ligne droite le long de l’avenue Lefrançois à Champlain, car celle-ci aurait été la frontière sud-ouest de la propriété. Aucune fouille archéologique n’a été entreprise. Maistre Morin serait nul autre que Germain Morin, le premier prêtre né en sol canadien, et le frère de Marie Morin, elle-même la première religieuse canadienne hospitalière de l’Hôtel-Dieu de Montréal, et l’auteur des annales de sa communauté sous le titre « Histoire simple et véritable de l’établissement des religieuses hospitalières de Ville-Marie ». Germain est né le 14 janvier 1642, à Québec, fils de Noël Morin et Helene Desportes. Il devint prêtre en 1665, fut nommé secrétaire de Mgr de Laval, et, à partir de 1669, desservit à titre de missionnaire plusieurs paroisses dont Sainte-Anne-de-Beaupré et Neuville. Pierre Artault, sieur de La Tour, est un individu plutôt obscur. Il serait peut-être arrivé au Québec le 14 septembre, 1665, soit sur le navire Justice ou le Saint-Sébastien, faisant partie de la compagnie Saint-Ours du régiment Carignan. Le 10 juin 1670, à Champlain, il est témoin du mariage de son sergent, Jacques Baby. De toute façon, il semble avoir été homme de confiance de Pézard pour qu’on le nomme “juge ordinaire”. René Beaudoin avait déjà pris Marie Raclos comme épouse. Leur contrat de mariage, daté le 12 octobre 1671, fut rédigé par Romain Becquet, notaire royal et secrétaire au Conseil Souverain à Québec. Il est possible que René et Marie se soient mariés à Québec, mais il est plus probable qu’ils auraient voulu être mariés à Champlain, entourés de leur famille et amis. Les soeurs de Marie, accompagnées par leur père, Idebon (ou Ildebon) Raclos, auraient alors remonté le fleuve jusqu’à Trois-Rivières pour trouver des maris convenables pour Françoise et Madeleine parmi l’entourage de René. Le temps pressait car Idebon devait retourner à Québec avant le gel de la rivière pour prendre le dernier navire pour la France. La présence d’ Idebon en la maison de Guillaume de Larue, ce 11 novembre 1671, semble évidente à en juger par la phrase “De la part de la future épouse, le sieur Bon Raclos, son père...”. Louis Tétreau était l’époux de Noëlle Landeau dont le premier mari, Jean Beaudoin, frère de René, était décédé en 1662. Ce qui faisait de lui le beau-frère de René et Marie Raclos. Le 27 septembre 1671, René avait acheté une concession (2 arpents par 40) en la seigneurie de Champlain, de Louis Pinard, chirurgien des lieux. Cette terre avait été concédée au début à Louis Tétreault, le17 mars 1665. Louis avait défriché la terre et l’avait revendu en 1668; c’est d’ailleurs de cette façon qu’il fit fortune, en achetant et développant de nouvelles concessions. Françoise Raclos signera, quelques semaines plus tard, un contrat de mariage avec Michel David, fils de Claude David, rédigé par La Rue, à Champlain, en la maison de René et Marie, "avant midi", le 2 décembre 1671. Sort heureux, nous avons presque tout le texte de ce contrat, ce qui nous donne un bon exemple de ce à quoi celui de Nicolas et Madeleine aurait ressemblé. Le texte sera publié dans le prochain numéro du Journal. sources: fonds viger-verreau : www.mcq.org/fr/complexe/craf_fonds/craf_fonds.php?idEv=w518 seigneurie Champlain : Jean-Pierre Chartier, Fiefs et seigneurie de Champlain ,une approche géographique et chronologique de l'évolution de l'espace champlainois, Montréal, Histoire Québec, 2005 régiment Carignan : www.migrations.fr/Leregimentcarignan.htm 4 <--- page 5 ---> UN EMBLÈME HÉRALDIQUE pour identifier l’Association des descendants de Nicolas Perrot La dernière assemblée générale a adopté une résolution ayant pour objet d’autoriser le conseil d’administration à entreprendre des démarches au cours de l’année 2008-2009 pour doter l’Association d’un blason spécifique aux descendants de Nicolas Perrot. Pour réaliser cette résolution, nous rappelons les principales étapes que nous devrons franchir auprès de l’Autorité héraldique du Canada pour y parvenir : La concession d’emblèmes héraldiques est une marque d’honneur émanant de la Couronne du Canada. Elle rend hommage aux contributions que des particuliers ou des organismes canadiens apportent à la communauté, au pays ou à l’étranger. Toute personne de citoyenneté canadienne et tout organisme légalement constitué au Canada (municipalité, école, société, association, institution, etc.) peuvent présenter une demande de concession d’emblèmes héraldiques. Telle demande doit être adressée au héraut d’armes du Canada indiquant que l’organisme désire recevoir des emblèmes héraldiques émanant de la Couronne du Canada en vertu des pouvoirs exercés par le gouverneur général. La concession d’emblèmes héraldiques, définie comme un honneur, rend hommage à la contribution à la communauté du demandeur. La documentation fournie est donc un instrument clé permettant au héraut d’armes du Canada d’évaluer l’admission de la demande. Sur la recommandation du héraut d’armes du Canada, le chancelier d’armes signe un mandat autorisant la concession d’emblèmes. Une facture pour les frais administratifs est alors envoyée au demandeur. Le processus de concession comprend trois grandes étapes : -la conception d’emblèmes sous forme écrite -la création d’un dessin préliminaire -la production des lettres patentes officielles. Lorsque les frais administratifs ont été réglés, le héraut d’armes, spécialiste en matière d’emblématique, travaille de concert avec le demandeur à définir les éléments potentiels à inclure, lesquels doivent respecter les règles de l’héraldique. La description écrite des emblèmes, une fois acceptée par le héraut d’armes du Canada, est envoyée au demandeur pour approbation. Une fois la description écrite approuvée, le demandeur signe une formule d’entente autorisant un ou des artistes de l’Autorité à préparer le dessin préliminaire des emblèmes. Le dessin est revu par le héraut Fraser, artiste principal de l’Autorité, approuvé par le héraut d’armes du Canada puis envoyé au demandeur pour approbation. La troisième étape est celle de la préparation du document de concession. Ce document officiel, appelé lettres patentes, inclut la représentation finale des emblèmes et un texte légal de concession. Il est signé par les autorités compétentes et le sceau de l’Autorité héraldique du Canada y est apposé. Il faut prévoir en moyenne de 12 à 14 mois à partir du moment où le mandat est signé pour compléter la concession. Les emblèmes héraldiques proposés doivent satisfaire à la fois le demandeur et le héraut d’armes du Canada. Pour plus détails sur la marche à suivre, et pour voir un exemple d’armoiries, vous pouvez consulter le site du Gouverneur général du Canada, page héraldique, à l’adresse suivante: http://www.gg.ca/heraldry/pg/index_f.asp Claude Perreault président 5 <--- page 6 ---> THÉRÈSE PERRAULT-DEGUIRE METAMINENS : Le CD <<< photo: Therese et Yann Perreau en 2007 - Michel Perreault >>> En 2007, Thérèse Perrault-DeGuire, artiste et poète, avait écrit un hymne à la mémoire de notre ancêtre, Nicolas Perrot. Ce poème fut récité à la rencontre 2007 par Yann Perreau. En 2008, Thérèse s'entoure de collaboratrices: Sylvie Boudreau, pianiste reconnue, et Manon Vincent, compositrice-interprète, afin de mener à bien un projet qu'elle chérit depuis longtemps. Manon Vincent adapte quelques-uns des vers de ce poème tout en gardant l'essence des mots et Sylvie crée un arrangement pour les accompagner. Voici le résultat. Pour plus de renseignements ou pour obtenir une copie du CD, vous êtes priés de contacter le secrétariat de l’Association au 450-755-1552 Hommage à une grande dame Un petit mot pour rendre un hommage à une grande dame, Thérèse Perrault-DeGuire, une parente pour qui j’ai beaucoup d’admiration pour le travail qu’elle a accompli depuis de nombreuses années. Parce qu’elle avait cette passion pour la généalogie, elle a su bien faire connaître cette grande famille qui est nôtre, toujours avec un grand respect des faits historiques. Sa ténacité surprenante ainsi que son implication sans borne font d’elle une digne descendante à l’image de Nicolas Perrot. Si le temps est venu pour elle de se reposer un peu, elle demeure un maillon important de cette belle chaîne humaine. Nous pouvons être fier d’elle et de tout son accomplissement. En toute affection, Marguerite S. Charron <<< photo : de gauche à droite : Madeleine Raclos (Suzanne Marier), Nicolas Perrot (Donald Racine), Christyane Perrault-DeGuire, Thérèse Perrault-DeGuire, Claude Perreault photo : Jean-Marie Perreault >>> 6 <--- pages 7, 8 ,9 ---> <<< images: les trois montres dévoilées lors de la cérémonie du 21 septembre à Bécancour >>> <--- page 10 ---> PORTRAIT Pierre Perreault (1923 - 1988) Maire de Vankleek Hill, Ontario (1971 - 1978) Né le 21 juin 1923, à Vankleek Hill, il allait demeurer toujours rue Stanley, là où il était né et avait passé son enfance. Fils d'Alexandre Perreault et d'Isabelle Lamoureux, il avait épousé Jane Sauvé le 12 novembre 1942. Le 25 janvier 1944 naquit sa fille Thérèse, suivie d'un fils, Jean-Pierre, le 19 avril 1945. Tous deux allaient devenir enseignants: Thérèse Hoffman à L'Orignal et Jean-Pierre Perreault à l'Ecole secondaire de Casselman. A la fin de son adolescence, il travailla, entre autres, pour Intercity Lumber, alors propriété du Dr Kelly de Hawkesbury, et aussi dans les chantiers de Lost River et Morin Heights au Québec. C'est le 17 août 1944 qu'il commença à travailler à Kilmar (Québec) pour le compte de la Canadian Refractories Ltd. Il dut être hospitalisé au printemps 1948, souffrant d'un empoisonnement de sang à la rotule, séquelle évidente des produits chimiques qu'il manipulait constamment au laboratoire où il travaillait. Quand la compagnie établit une nouvelle usine à Marelan (Québec) en 1953, Pierre Perreault fut muté au nouveau laboratoire de recherches où l'on contrôlait la qualité des produits réfractaires. Le syndicaliste C'est aussi en 1953 que commença sa carrière syndicale alors qu'il accéda au poste de secrétaire-trésorier du Magnesite Workers Union, récoltant 70% des suffrages; ce syndicat était alors affilié au Syndicat des Travailleurs Canadiens. Durant les années suivantes, les travailleurs de cette usine allaient passer sous la cape des Métallos Unis d'Amérique, local 6213. De 1954 à 1984, il allait travailler d'arrache-pied à négocier toutes les ententes collectives. Il soutint activement les troubles de Murdockville (en Gaspésie), brandissant l'affiche syndicale avec les grévistes. A cette époque,1954-1955, Pierre Elliot Trudeau faisait partie des militants des métallos. En 1961, Pierre Perreault assista au congrès général de ce même syndicat tenu à Vancouver. Il fit ainsi, toujours accompagné de son épouse, de nombreux voyages syndicaux. La vie politique Vinrent alors de nombreuses années de d'activité politique qui allaient marquer la vie à Vankleek Hill, de 1967 à 1985, quelque 18 années intensément vécues. Pierre Perreault fut élu la première fois en 1967 à titre de Premier conseiller. Déjà, il savait recueillir une majorité des suffrages. C'est Sidney Siversky qui siégeait alors comme maire de Vankleek Hill. Réélu conseiller pour un deuxième mandat en 1969, Pierre Perreault accéda au poste de maire en 1971, appuyé par une imposante majorité des suffrages. Suivirent alors sept années comme maire, années durant lesquelles ses réalisations furent pour le moins impressionnantes: reconstruction du Centre communautaire de Vankleek Hill, parachèvement des raccordements d'égouts pluviaux, acquisition d'un camion chasse-neige, établissement d'un nouveau dépotoir, célébration du centenaire de Vankleek Hill en 1978, rehaussée par la présence du Premier Ministre Pierre Elliot Trudeau lors de la journée d'ouverture. 10 <--- page 11 ---> <<< photo : Pierre Perreault et Jane Sauvé accueillant Pierre Elliot Trudeau au centenaire de VanKleek Hill >>> Mentionnons aussi une nouvelle subdivision de 154 lots, la construction d'habitations à loyer modique (HLM), un nouveau plan de Vankleek Hill avec numérotation des maisons, des feux de circulation au carrefour central du village... la liste est inépuisable. C'est avec regret qu'il dut quitter la politique active en 1978, après sept années de dévouement à titre de maire. Son diabète commençait à lui créer des ennuis. Il promit toutefois qu'il serait de retour en 1980. Il tint parole et en décembre 1980, il revint et fut élu, à l'unanimité, conseiller. Même à ce titre, ses réalisations furent multiples: déménagement de la bibliothèque publique, l'achat d'un camion d'incendie (1983) et une rampe d'accès pour paraplégiques devant la mairie. L'ironie du sort voulut qu'il dut lui-même en devenir usager à cause des amputations qu'il allait subir les années suivantes. Lors des élections de 1985, il dut se retirer, mais cette fois définitivement, de la vie politique, pour subir une amputation de la jambe. Ainsi s'éteignait une époque de politique municipale très féconde pour Vankleek Hill. Le bilan d’une vie N'est-il pas symbolique qu'un homme politique d'une telle envergure ait été inhumé le 14 novembre 1988, journée des élections municipales? Quelque cinq cent personnes ont visité la dépouille mortelle de Pierre Perreault du 12 au 14 novembre 1988 et quelque trois cents personnes éplorées ont assisté à ses funérailles le lundi 14 novembre. Pourquoi autant de personnes avaient-elles été touchées par cet homme? D'abord parce que Pierre Perreault avait su, avec la générosité qu'on lui connaissait, se créer un très large cercle d'amis mais aussi ses nombreuses années en politique active l'avaient fait connaître et respecter de plusieurs. Pierre Perreault, l'ancien maire de Vankleek Hill, s'est éteint le vendredi matin 11 novembre, terrassé par une crise cardiaque. Durant les trois dernières années, son diabète s'était compliqué et l'on avait dû amputer ses deux jambes. Animé d'un courage hors pair, il parvenait quand même à se déplacer fièrement à l'aide de deux prothèses. Depuis juin, après son 65e anniversaire, tout semblait aller beaucoup mieux et il se déplaçait allègrement. Sa mort subite a ébranlé tous ceux qui l'aimaient et le respectaient. Beaucoup ont su apprécier les talents de cet édile mais tous ceux qui l'ont connu savaient déceler la générosité, la dignité et l'honnêteté de cet homme remarquable. Encore aujourd'hui, aux abords de Vankleek Hill, une rue affiche fièrement son nom: la rue Perreault. Texte de Jean-Pierre Perreault <<< photo : enseigne de la rue Perreault >>> 11 <--- page 12 ---> UN PEU DE GÉNÉALOGIE Nicolas Perrot et Marie-Madeleine Raclos 11 novembre 1671, Champlain | Pierre Perrault et Marie-Anne Lescarbot 26 avril 1718, Saint-Sulpice | Nicolas Perrault et Madeleine Rivest 25 janvier 1751, Saint-Sulpice | Pierre Perrault et Isabelle Brien-Desrochers 29 septembre 1789, L'Assomption | Louis Perrault et Marguerite Payet-Saint-Amour 24 février 1820, Saint-Roch-de-l'Achigan | Jean-Baptiste Perrault et Obéline Lavigne dit Poudrette 3 mai 1858, Rigaud | Ronnel Perreault et Marie-Louise Beaulne 18 octobre 1880, Saint-Eugène | Alexandre Perreault et Isabelle Lamoureux 7 janvier 1916, Vankleek Hill (Ontario) | Pierre Perreault et Jane Sauvé 12 novembre 1942, Vankleek Hill (Ontario) | Thérèse Perreault Jean-Pierre Perreault NOUVEAUX MEMBRES 120 Perreault, Claude Saint-Liguori 121 Pauzé, Lucille Saint-Liguori 122 Perreault, Jean-Marie Victoriaville 123 Paré, Yoland Montréal 124 Filion, Isabelle Ste-Anne-des-Plaines 125 Perreault, Richard Warwick 126 Perreault, Douglas Riverview (Floride) 127 Perreault, Julie Riverview (Floride) --------------------------------------------------- L’équipe à la rédaction du journal André Clément Perreault [ nicolas > claude ] Lisette David [ nicolas > claude ] courriel: acp00@aserty.com ---------------------------------------------------- Conseil d’administration 2008-2009 Président : Claude Perreault Vice-président : Chantal Perreault Trésorier : Albert Perreault Secrétaire : Yves Perreault Directeur 1 : Serge Perreault Directeur 2 : Jean-Marie Perreault Directeur 3 : vacant Directeur 4 : vacant Directeur 5 : André C. Perreault Comme vous l’aurez constaté, il y a deux postes vacants au conseil d’administration. Toute personne désirant faire partie du conseil est priée de contacter Claude Perreault au 450-755-1552, ou par courriel: claude.perreault43@videotron.ca Monument à l’arrière de l’église Nativité-dela-Bienheureuse-Vierge-Marie à Bécancour << photo du monument dédié à Nicolas Perrot - photo: jean-marie perreault >>> HOMMAGE / À / NICOLAS PERROT / INHUMÉ À BÉCANCOUR LE 13 NOV. 1717 / PRINCIPAL INSTIGATEUR DE L'ALLIANCE ENTRE LES NATIONS INDIENNES DE L'OUEST / ET LES FRANÇAIS 12