Roman de Georges Boucher de Boucherville [ vous êtes ici: accueil » liens » roman ] suivez-nous sur twitter partagez sur facebook

Nicolas Perrot ou les Coureurs des bois sous la domination française
roman-feuilleton, La Revue de Québec, 1889,
cette édition établie, présentée et annotée par Rémi Ferland,
1996, Les Editions de la Huit, Sainte-Foy,
XI-173 p.; no de collection : 4; ISBN 2-921707-01-2

couverture du livre de Georges Boucher

« Tous les négociants présents admiraient ce jeune homme qui, sans hésiter, proposait de se battre avec ses vingt-cinq hommes contre cent vingt Iroquois, commandés encore par des chefs comme la Chaudière Noire et le Bâtard Flamand. Ils savaient aussi que ce n'était pas vantardise ou aveugle témérité, mais plutôt courage calme et réfléchi de l'homme qui connaissait sa force et son habileté. »

Voilà comment Boucher de Boucherville, l'auteur du fameux Une de perdue deux de trouvées, nous présente le héros de son dernier roman, Nicolas Perrot, ce coureur des bois intrépide et diplomate qui a maintes fois servi de négociateur dans les rapports houleux et confus que les Français entretenaient avec les nations sauvages au cours des années 1670 et 1680.

Le roman raconte une expédition de Nicolas Perrot, surnommé Colas, dans les pays d'en haut au cours de l'hiver 1669-1670. Même si un passage du véritable Mémoire écrit par Perrot est longuement cité et même si certains personnages sont historiques, toute l'aventure est fictive : à la demande des marchands de Montréal, Colas va récupérer des marchandises volées par des Iroquois campés à la Grande Manitouline. Il parviendra à réaliser cet exploit avec l'aide des Hurons, mais aussi grâce à une savante stratégie militaire et à des artifices peu communs : canots à voiles, poudre à cartouches surpuissante, projectiles jumelés par des chaînettes, ventriloquisme, etc.

Lors de sa parution dans La Revue de Québec en 1889, les éditeurs de cette revue recommandaient à leurs lecteurs de « conserver ce roman-feuilleton [...] qui ne saurait manquer d'exciter un intérêt poignant » à cause de la notoriété de son auteur et des renseignements historiques qu'il comporte. Cet « intérêt poignant » s'appuie maintenant sur une autre raison : on ne connaît pas la fin de l'intrigue. La revue a, en effet, brusquement cessé de paraître en décembre 1889, laissant les lecteurs de cette « primeur canadienne » en plein suspense; et Boucher de Boucherville n'a donné aucune indication sur le dénouement de son roman.

Nicolas Perrot, publié en livre pour la première fois par LES ÉDITIONS DE LA HUIT, est accompagné d'une intéressante introduction et de notes nombreuses et détaillées.

Les Éditions de la Huit, 747, rue des Mélèzes, Sainte-Foy (Québec), G1X 3C8
Téléphone : (418) 659-7715 Télécopieur : (418) 659-7715


texte de Rémi Ferland, Editions de la Huit